Inondations à Paris : la solution vient de l’UBU

Un article qui date des grandes inondations de cet hiver, et dont la censure présidentielle nous a contraint de repousser la publication…


Les nuages passent, les nuages déposent leur offrande d’eau sur la terre imbibée, tandis que les petits ruisseaux gonflent et que les rivières débordent. Confrontés à une nouvelle montée des eaux de la Seine, les agents de la Bibliothèque Française nationale (BFn), servant habituellement de conseils à leurs collègues de la France entière, sont allés consulter leurs confrères des Alpes-Atlantiques, déjà réputés pour expertise. C’est donc une délégation officielle qui a fait le voyage pour examiner comment  notre Service commun de documentation avait réagi de manière particulièrement adéquate à la situation sans trahir ses missions de service public.

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Laisser les crues s’tasser : une solution qui ne satisfait visiblement pas les tourteaux

Comme le présente A. Pitte-Boulle, conservateur au département des sciences et techniques et membre de cette délégation : « À la bibliothèque François-Mitterrand, nos magasins sont trop proches de la Seine, et les infiltrations nous menacent comme en juin 2016. Or nous savons pertinemment que le plan d’urgence ne permettra jamais l’évacuation de nos collections en temps et en heure. » La présidente de la BFn a constaté que les crues devenaient une constante et qu’il fallait trouver une solution pérenne. Elle était d’ailleurs à la tête de cette délégation pour mesurer l’ampleur des moyens mis en œuvre.

« Je remercie Mme Fatrouque et Mme Chanssignon d’avoir pris de leur temps pour nous montrer les solutions adoptées au sein des bâtiments du SCD » a-t-elle déclaré par la suite dans un communiqué. La délégation a visité la BU Education où vivent en hibernation les lamantins des Beaux-Ubacs, « un bel exemple de service inclusif et écologique, ouvert à tous les usagers ».

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Le règlement interdira formellement aux lecteurs de nourrir les orques 

Les échanges entre professionnels se sont révélés fructueux : « On croit que c’est facile, qu’il faut laisser les crues s’tasser. Pomper l’eau semble simple en apparence, mais avoir à l’esprit que c’est un assemblage de deux atomes d’hydrogène et un d’oxygène complique la chose », reconnaît le conservateur des collections de chimie. Une piste semble se dessiner : plutôt que de se livrer à une opération coûteuse de pompage, la BFn prend à revers le problème et s’oriente vers une transformation de leur jardin en bassin ; « ainsi, les chercheurs du rez-de-jardin auront l’impression d’être dans un aquarium. Et pour ajouter une touche écologique, à l’instar de l’UBU, nous souhaitons y introduire une espèce animale, probablement des orques ». Une idée aussitôt saluée par la Fondation animalière Greta Bardot. S’inspirant d’une autre expérience concluante, la piste d’une « BFn-plage » semble quant à elle privilégiée pour l’Arsenal.

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