UBU versus Prévention routière : un verdict très attendu

Premier-né de sa Campagne Rétroactive pour l’Authenticité des Savoirs (CRAS), le dossier de plainte contre la Prévention routière a été déposé hier par le service juridique de l’UBU au tribunal de grande instance des Alpes-Atlantiques. Cette campagne peu commune dans le monde très policé des bibliothèques lancée le mois dernier (« Estons en justice pour notre alma mater! ») a fait grand bruit aujourd’hui dans les couloirs du palais de justice après que des manifestants ont hissé une banderole inspirée par la twitosphère: #LaJubusticeNePasseraPas.

Le climat ne s’est guère apaisé avec la déclaration de Maître Anne Pingoin représentant l’UBU : « Ce dossier n’est qu’un premier pas dans la lutte contre le plagiat et pour la défense de la propriété intellectuelle ». Les nombreux dossiers accumulés depuis la mise au point d’un logiciel de détection du plagiat permettent, toujours selon l’avocate, de relancer une instruction au point mort depuis des années faute de preuves tangibles.

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Prévention routière, affiche de campagne, 1993.

Répondant à notre envoyée spéciale, la spécialiste en droit d’auteur et de la propriété intellectuelle, a estimé « [qu’]en l’espèce, la Prévention routière a commis un délit aggravé lors de ses campagnes de 1991 et 1995 avec le célèbre slogan : « Tu t’es vu quand t’as eu bu? ». Interrogée sur les raisons d’une telle pugnacité, elle a conclu que « le préjudice moral de cette campagne est considérable, encore aujourd’hui, notamment pour des chercheurs participant à des colloques ou souhaitant publier dans des revues à comités de lecture ». Une source proche du dossier a précisé que les robots de recherche qui assurent la pré-selection et le ranking des auteurs bloquent systématiquement les articles portant la marque de l’UBU avec des messages d’erreur qui n’ont été révélés que récemment par la CNIL « in aqua veritas in vino satanas ».

Autre rebondissement inattendu dans cette affaire qui n’en est qu’à ses débuts, l’acteur Mario Contillard qui fait sa première apparition dans un de ces spots télévisés veut se joindre à la campagne de l’UBU et envisage même une question prioritaire de constitutionnalité pour engager une « glass action », selon la tradition anglo-saxonne, car son nom se trouve associé à une image « conservatrice et puritaine » qui est incompatible avec la Société des amis de Bacchus dont il est le président honoraire. Il sera ce week-end au salon du Bibliophile aquaphobe qui est, depuis cette déclaration, assailli de demandes. Très soucieux de l’information de nos lecteurs, nous avons obtenu une accréditation spéciale et rendrons compte des prochains développements.
Assurément, la direction des systèmes d’information qui a mis au point ce logiciel anti-plagiat n’imaginait pas les effets secondaires de son innovation. Mais c’est incontestablement une victoire pour notre alma mater.

A suivre donc.

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